La presse française trouve un accord avec Google pour la rémunération de ses contenus

Google et l’Alliance de la presse d’information générale (APIG), qui représente les quotidiens nationaux et régionaux français, ont annoncé jeudi la signature d’un accord. Ce texte ouvre la voie à la rémunération de la presse hexagonale par le géant du Net.

„L’Alliance de la presse d’information générale et Google annoncent aujourd’hui un accord portant sur la rémunération des droits voisins au titre de la loi française“, ont annoncé les deux parties dans un communiqué commun. C’est „l’aboutissement de nombreux mois de négociations dans le cadre fixé par l’Autorité de la concurrence“.

Cet accord „fixe le cadre dans lequel Google négociera des accords individuels de licence avec les membres“ de l’APIG, expliquent les signataires. Il s’agira d’accords de licence qui „couvriront les droits voisins, et ouvriront en outre aux journaux l’accès à News Showcase“, ce programme récemment lancé par Google dans lequel il rémunère des médias pour une sélection de contenus enrichis.

Selon le communiqué, la rémunération des éditeurs sera calculée individuellement et „basée sur des critères tels que, par exemple, la contribution à l’information politique et générale, le volume quotidien de publications ou encore l’audience Internet mensuelle“.

Négociation exigée par la justice

L’APIG et Google reviennent de loin: la presse française avait accusé fin 2019 Google de bafouer le droit voisin, ce droit similaire au droit d’auteur, créé par une directive européenne et censé conduire à un meilleur partage des revenus du numérique au bénéfice des éditeurs de journaux et des agences de presse.

Ce nouveau droit à peine entré en vigueur en France, Google avait décidé unilatéralement de moins bien référencer les journaux qui refuseraient de le laisser continuer à exploiter gratuitement leurs contenus (titres, extraits d’articles et vignettes) dans ses résultats de recherche.

La presse française, n’ayant guère le choix, avait obtempéré, mais en saisissant aussitôt l’Autorité de la concurrence. Celle-ci avait ordonné en avril 2020 à Google de négocier „de bonne foi“ avec les éditeurs, une décision confortée ensuite par la cour d’appel de Paris.

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