Dans „Lupin“, Omar Sy joue un gentleman cambrioleur du 21e siècle

Dans une nouvelle production de Netflix, Omar Sy incarne un personnage qui s’inspire des méthodes d’Arsène Lupin. Mais d’autres personnages de fiction ont inspiré durablement les producteurs de contenus, tous médias confondus.

„Lupin“ est en tête des séries les plus regardées aux Etats-Unis et en Europe, affirme Netflix sur sa propre plateforme. Omar Sy y incarne un homme qui s’inspire des méthodes d’Arsène Lupin, gentleman cambrioleur.

Dans „Lupin“, Omar Sy règle ses comptes dans l’illégalité, mais avec classe, intelligence et brio, comme son héros, dont il revendique la philosophie. Cette adaptation contemporaine du personnage créé en 1905 par Maurice Leblanc est en réalité plus une „inspiration“ qu’une adaptation, puisque Omar Sy n’incarne pas véritablement Arsène Lupin mais Hassan Diop. Il met au goût du jour les méthodes du classieux cambrioleur, à coup de drones et de livreurs à vélo. C’est nerveux, malin, taquin.

Des personnages adaptés presque à l’infini

L’histoire d’Arsène Lupin a été adaptée à de multiples reprises. Depuis les magazines et les livres d’origine, on a vu le gentleman cambrioleur au théâtre, au cinéma, à la télévision, en dessin animé, en BD et en manga, par Takashi Morita. Il existe même un jeu vidéo: „Sherlock Holmes contre Arsène Lupin“.

Comme Arsène Lupin, d’autres personnages de fiction ont inspiré durablement les producteurs de contenus, qu’il s’agisse de théâtre, de cinéma, de télévision, d’animation, de bande dessinée ou de jeux vidéo. C’est le cas de Sherlock Holmes justement. Depuis 1887, le personnage d’Arthur Conan Doyle a été décliné à l’envi. Il y a même un musée Sherlock Holmes à Lucens, dans le canton de Vaud, et bien sûr ce fameux dessin animé italo-japonais, signé notamment Hayao Miyazaki, traduit dans de multiples langues, dont le français.

Comme Arsène Lupin et Sherlock Holmes, d’autres personnages créés entre 1820 et 1920 ont été adaptés au cinéma, au théâtre, à la télévision, dans des animations et même dans des jeux vidéos. C’est le cas de Tarzan, Zorro et Dracula.

Peu de personnages féminins

Quant aux personnages féminins, ils sont bien moins nombreux. Deux personnages de fiction correspondent aux critères évoqués: Alice et Heidi, des personnages de chair et d’os, au centre du récit, créés entre 1820 et 1920, adaptés au théâtre, au cinéma, à la télévision, en bande dessinée, en animation et en jeu vidéo.

Du côté masculin, Arsène Lupin, Sherlock Holmes, Tarzan ou Zorro sont tous des hommes mûrs, séduisants, malins. Mais du côté féminin, il s’agit de deux adolescentes prépubères, certes courageuses.

Aujourd’hui, les choses ont changé. Lara Croft, Wonder Woman, Nikita ou Sarah Connor inspirent les nouvelles générations. Pas sûr en revanche qu’elles soient un jour adaptées au théâtre.

La série affole les compteurs sur Netflix

C’est un record pour une série française: „Lupin“, portée par l’acteur français Omar Sy sur Netflix, est en passe d’être regardée par près de 70 millions de foyers dans le monde, selon une projection réalisée par la plateforme de diffusion américaine et rendue publique mardi.

Selon elle, d’ici le 5 février, soit 28 jours après sa sortie, 70 millions de foyers devraient avoir regardé la série, a-t-elle précisé à l’AFP, confirmant une information du journal 20 Minutes.

Lupin détrônerait ainsi la mini-série „Le Jeu de la dame“, l’une des séries les plus regardées de l’histoire de la plateforme, qui a été vue par 62 millions de personnes.

Produite par Gaumont et composée de dix épisodes, la série Lupin s’est classée numéro 1 dans une dizaine de pays dont le Brésil, le Vietnam, l’Argentine ou l’Espagne.

Signe de l’ampleur du phénomène, le livre de Maurice Leblanc, dont s’inspire la série, est en tête des ventes sur le site français du groupe Amazon.

Leave a Reply

%d bloggers like this: