Comment s’y retrouver dans la jungle des plateformes de streaming?

Il y a Netflix, Disney+, mais aussi Apple+ ou Amazon Prime Video. Les plateformes de streaming par abonnement se multiplient, au risque de provoquer la confusion. Que choisir?

Streamer ou ne pas streamer, la question ne se pose même plus, tant les plateformes de vidéos à la demande (SVoD) sont devenues incontournables dans le paysage médiatique. Une tendance accélérée par la pandémie.

Netflix vient d’annoncer 71 longs-métrages originaux en 2021 et siphonne, à grands renforts de millions, les plus grandes stars hollywoodiennes.

Sur le marché de ces mastodontes capables de produire un contenu original et international, on attend bientôt HBOMax et Sony. Le marché est totalement fragmenté et pioche de plus en plus dans les profondeurs de nos poches.

Environ 20 francs par mois pour Netflix, 10 francs pour Disney+, 6 francs pour Apple+, 6 francs aussi pour Amazon Prime. Si l’on veut bénéficier de ces services, il faut donc débourser entre 40 et 50 francs par mois.

Une offre de qualité

La montée en puissance de Netflix et des offres de SVoD ont freiné le piratage. Nombre de pirates sont aussi abonnés à une offre légale. La baisse est historique.

Une étude de Médiamétrie, citée par Les échos, montre que la France enregistre une baisse historique du nombre de pirates de films, séries ou programmes sportifs, en parallèle à une croissance des offres légales.

Selon l’étude, le nombre moyen d’internautes allant sur des sites illégaux de streaming ou de téléchargement sur ordinateur, mobile ou tablette, a décru de 23% entre 2018 et 2019.

Le journaliste Jean-Charles Canet (Le Matin.ch) estime que nous sommes face à un grand bazar. „Le temps où il n’y avait qu’un seul acteur est révolu“, dit-il. „Pour rester dans un cadre légal il faut s’abonner à ces plateformes“.

Et les cinéphiles dans tout ça?

Pour le journaliste Jean-Charles Canet il n’y a pas une offre importante en Suisse. Des plateformes se sont installées en France mais les contenus ne sont pas disponibles en Suisse, pour des questions de droits.

„Il existe toujours la possibilité de ‘tromper’ les plateformes en utilisant des applications (la plupart du temps payantes) qui font croire que nous habitons sur le territoire qui permet de visionner ces contenus“, explique-t-il. Mais l’utilisation des applications VPN, peut s’avérer parfois compliquée pour des néophytes. 

Produire, produire, produire

En ce qui concerne Netflix, s’agissant d’une plateforme arrivée tardivement sur le marché de la SVoD, produire des séries et des films lui permet de se faire une place dans une offre pléthorique.

„Produire des films prestigieux avec des grands auteurs (comme David Fincher), tout en leur aménageant une petite sortie dans les salles de cinéma, leur permet d’entrer en compétition pour les Oscars. Le prestige attire de nouveaux clients“, rajoute-t-il.

Pour la suite, la tendance est au morcellement, avec des possibles nouveaux arrivants. Des fusions entre différents „mammouths“ ne sont tout de même pas exclus. Si l’offre se réduit, le piratage risque d’augmenter, avec des implications fâcheuses pour les ayants droit.

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