Après Courtepaille, la crise sanitaire met à genoux Flunch

Jusqu’à 1300 salariés pourraient être menacés. Les déboires de l’enseigne surviennent après la reprise d’une autre marque bien connue des familles, Courtepaille.

Les enseignes populaires flanchent les unes après les autres à cause de la crise sanitaire. Au cours de l’été 2020, la chaîne de restaurants de grillades Courtepaille a été placée en redressement judiciaire avant finalement d’être rachetée par son concurrent Buffalo Grill.. Quatre mois plus tard, c’est une autre enseigne bien connue des familles qui est en grande difficulté : Flunch, connue notamment pour ses légumes à volonté et son célèbre slogan «Y a que chez Flunch qu’on peut fluncher».

Vendredi 29 janvier, Flunch, qui appartient au groupe Mulliez (Auchan, Leroy Merlin, Decathlon, Kiabi…) a demandé à être placée en procédure de sauvegarde et envisage de céder une soixantaine d’établissements. «Un maximum de 1300 personnes», soit un quart de l’effectif total, seraient menacées, selon l’entreprise. Un sacré coup dur pour une enseigne qui va fêter ses 50 ans cette année.

Des cafétérias aux halles alimentaires

Avant le Covid-19, Flunch servait 55 millions de clients par an dans 227 restaurants en France. La plupart sont basés dans le nord de la France, là où l’enseigne a vu le jour en 1971 (à Lille) et où elle possède son siège social (à Villeneuve-d’Ascq). Durement éprouvée par la crise sanitaire, Flunch a vu son chiffre d’affaires s’effondrer de près de 212 millions d’euros (-57%) en 2020 pour les 161 restaurants détenus en propre en France.

Le principe de la cafétéria qui a fait le succès de l’entreprise pendant plusieurs dizaines d’années n’est plus en phase avec les modes de la consommation actuels. La crise du Covid n’a fait qu’amplifier l’ampleur des dégâts. «On ne s’attendait pas à un plan d’une telle ampleur, a réagi Grégory Dubois, délégué syndical central CFDT, tout en reconnaissant que «bien avant la crise sanitaire, l’entreprise n’était déjà pas en grande forme».

Pour y remédier, le nouveau directeur général a mis en place en septembre dernier un plan, «Cap à 5 ans». Le but ? Remplacer les cafétérias par des «food halls» (halles alimentaires). Ce concept qui cartonne outre-Atlantique et en Europe, se développe de plus en plus en France (Paris, Lyon, Marseille, Bordeaux…). Ces immenses espaces proposent différents types de cuisine dans un seul lieu où il fait bon vivre.

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