Le PDG du Club Med demande une réouverture des stations de ski pour les vacances d’hiver

afp

Henri Giscard d’Estaing appelle à «sauver» la montagne du «désespoir».

Le PDG du Club Med, Henri Giscard d’Estaing exhorte le premier ministre Jean Castex à permettre la réouverture des stations de ski pour les vacances d’hiver, qui commencent le 6 février, afin de «sauver» la montagne du «désespoir», dans une lettre et un entretien au Journal du Dimanche.

Cet appel au secours, qui vise à préserver une période qui pèse 30% de l’activité des stations de ski, intervient à trois jours d’une décision très attendue par les professionnels sur une éventuelle réouverture des remontées mécaniques. «Le 20 janvier, vous déciderez de la survie de la montagne française. C’est le destin de l’un des rares leaders mondiaux français, et de ses acteurs, qui est entre vos mains», écrit Henri Giscard d’Estaing, dont le groupe compte 14 clubs en montagne.

«Les sports d’hiver représentent 50% du PIB de la Savoie, et un peu moins en Haute-Savoie», rappelle-t-il par ailleurs dans un entretien au journal dominical, soulignant que «plus de 100.000 emplois saisonniers pourraient disparaître». «Autoriser les stations de sport d’hiver à n’accueillir des clients qu’au début du mois de mars aurait autant de sens que l’ouverture des plages en octobre», ajoute le PDG, interrogé par Le JDD sur l’éventualité d’une ouverture plus tardive. Il souligne que le chiffre d’affaires enregistré entre mars et avril «ne représente que 20 % du total» de l’activité.

Compensation

Le plan d’aide déployé au moment des fêtes de fin d’année n’a représenté qu’une compensation «minime» face au volume de chiffre d’affaires perdu, argue Henri Giscard d’Estaing, alors que le Club Med emploie 4200 salariés dans ses villages alpins, «dont la plupart sont actuellement chez eux en activité partielle». «Le Club Med, avec ses partenaires, investit entre 120 et 150 millions d’euros par an depuis plusieurs années. Une saison, c’est 10 milliards d’euros de chiffre d’affaires pour l’ensemble des acteurs. Une ouverture, même partielle, éviterait le désespoir», conclut Henri Giscard d’Estaing.

Son appel fait écho à celui lancé une semaine plus tôt par les professionnels et les élus de la montagne. «Une date définitive doit être donnée le 20 janvier au plus tard afin de préparer au mieux les vacances de février», avait réclamé l’Association nationale des maires de stations de montagne (ANMSM), qui réclame aussi au gouvernement de «compenser en totalité les pertes subies durant ces dernier mois».

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