Jeux olympiques: des jeux de Tokyo sans spectateurs? L’option est sur la table

Le Japon est actuellement fermé aux visiteurs étrangers. Et a pris des mesures sanitaires plus strictes, ces derniers jours, pour les Japonais et les résidents étrangers qui retournent au Japon. Par ailleurs, on sait qu’une majorité de Japonais ne veut ni des Jeux olympiques ni des spectateurs étrangers. Le gouvernement pourrait donc envisager un compromis : imposer des jeux mais sans spectateurs étrangers, avec en prime la médaille d’or de l’insularité absolue.

C’est une information de plusieurs médias japonais et qui n’a pas été démentie, rapporte notre correspondant à Tokyo, Frédéric Charles

La présidente du Comité d’organisation des jeux de Tokyo, Seiko Hashimoto, souhaite qu’une décision soit prise concernant les spectateurs venant de l’étranger, avant le début du relais de la flamme olympique à travers l’archipel, soit le 25 mars.

Le Comité d’organisation des jeux de Tokyo est divisé sur la question de la présence de spectateurs japonais et étrangers, dans les sites olympiques. Il y a quelques jours encore, Seiko Hashimoto déclarait vouloir des jeux dans des stades pleins, avec des supporters du monde entier.

Certains experts médicaux japonais affirment que les jeux doivent se dérouler à huis clos. Le gouvernement japonais tranchera. Mais il faut rappeler que 80 % des Japonais ne veulent pas des jeux, ni de la présence de spectateurs venant de l’étranger.

Le gouvernement a déjà décidé d’imposer les jeux aux Japonais. En guise de compromis, il interdira l’accès des jeux aux spectateurs venant de l’étranger, du fait des variants plus contagieux du Coronavirus détectés dans de nombreux pays, même si certains de ces variants ont été découverts au Japon.

Déjà reportés pour cause de pandémie de coronavirus, et malgré de récurrentes rumeurs d’annulation, les Jeux olympiques de Tokyo sont prévus en juillet prochain.

Des JO sans la famille, un crève-cœur pour les athlètes?

Les Jeux olympiques sont la plupart du temps le rêve d’une vie pour les athlètes. Souvent, les sportifs sont accompagnés de proches. En 2016, à Rio au Brésil, le judoka français Teddy Riner avait obtenu l’or sous le regard de ses parents. « Nous sommes venus avec tout un groupe de supporters et de proches pour lui donner de la force et pour l’instant, cela se passe bien, c’est super », déclarait sa mère Marie-Pierre avant la finale et le sacre.

Aujourd’hui, la présidente de Tokyo 2020 Seiko Hashimoto a éloigné la possibilité pour les athlètes d’être accompagnés au Japon par leur famille, dans une interview au Mainichi Shimbun publiée le mardi 9 mars. « C’est une occasion qu’elles n’auront peut-être qu’une fois dans leur vie, donc sur le plan émotionnel, je voudrais que les familles puissent voir ça. Mais nous devons penser au système médical japonais, et c’est donc le cœur lourd que je dois dire que c’est difficile », a affirmé Seiko Hashimoto. « Il faut être blindé pour être sportif de haut niveau. On pense d’abord à nous et je ne suis pas certain que ça perturbe tant que cela. On se rend compte que la famille est importante quand ça ne va pas », relativise pour RFI Loïc Pietri, champion du monde de judo.

Les organisateurs des Jeux devraient annoncer la semaine prochaine si l’accueil ou non de spectateurs étrangers sera possible, alors que selon les médias japonais, le gouvernement a déjà décidé de ne pas autoriser leur venue. Les visiteurs étrangers liés aux sponsors pourraient bénéficier, à la demande du Comité international olympique, d’une dérogation, selon le quotidien japonais Asahi Shimbun.

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