Haaland s’offre Séville et envoie Dortmund en quarts de finale

Dortmund s’est qualifié, mardi, pour les quarts de finale de la Ligue des champions après son match nul (2-2) contre Séville en huitième de finale retour, avec deux nouveaux buts de son phénomène Erling Haaland.

Un doublé à l’aller à Séville, un autre au retour mardi 9 mars. Le prodige norvégien de 20 ans Erling Haaland, qui règne sur la Ligue des champions, a qualifié presque à lui seul le Borussia Dortmund pour les quarts de finale.

Après sa victoire 3-2 à l’aller en Espagne, Dortmund a concédé un nul 2-2 sur sa pelouse du Signal Iduna Park, sans son mythique „Mur Jaune“. Youssef En-Nesyri a lui aussi réussi un doublé pour Séville (2-1, 68e et 2-2, 90+6), mais son dernier but a été trop tardif pour permettre aux siens d’arracher une prolongation.

Si elles n’étaient pas aussi époustouflantes, et annonciatrices d’une carrière hors du commun, les statistiques de Haaland finiraient par devenir lassantes. Ni Ronaldo ni Messi n’en avaient de semblables au même âge. 

Ce buteur passé par le RB Salzbourg est cette saison le meilleur de la Ligue des champions avec dix buts en huit matches. Il est aussi devenu le premier joueur à marquer 20 buts (en 14 matches seulement !) dans la compétition reine avant son 21e anniversaire. Même Kylian Mbappé s’était arrêté à 19.

Selon le statisticien Opta, il devient également le premier joueur à inscrire quatre doublés de suite dans la compétition.

Et ce géant (1,95 m) à peine sorti de l’adolescence ne se contente pas de martyriser les gardiens : il est aussi l’un des leaders de son équipe, par son engagement, ses replis défensifs pour venir tacler dans sa propre surface, et son langage corporel durant 90 minutes, que Dortmund gagne ou perde.

Une VAR incompréhensible

Son premier but est une reprise aux six mètres d’un centre en retrait de Marco Reus (35e). Pas le but de l’année, mais il fallait être bien placé.

Son deuxième est le fruit d’une succession de décisions de la VAR difficiles à suivre pour les néophytes ! Alors qu’il avait marqué un but spectaculaire, l’arbitre l’a annulé pour une faute (confirmée par la VAR), mais lui a accordé… un pénalty, repéré grâce à la VAR sur l’action précédente. 

Le gardien a arrêté le pénalty et Séville a contre-attaqué. Mais l’assistant vidéo est encore intervenu, pour dire que le gardien avait bougé. Et Haaland a eu droit à une seconde chance, qu’il n’a pas laissée passer (2-0, 54e).

Pour Dortmund, cette qualification confirme la fin d’une série noire, qui avait culminé avec l’éviction du coach Lucien Favre mi-décembre, et son remplacement par son adjoint Edin Terzic.

Le nouvel entraîneur a mis du temps à trouver les réglages, et le Borussia a glissé en 6e position de la Bundesliga, mais les derniers résultats (cinq victoires en six matches) prouvent que l’équipe a retrouvé confiance en elle. L’unique défaite a été concédée, samedi, contre le Bayern (4-2), au cours d’un match où Dortmund a mené 2-0 grâce à un doublé de Haaland.

Certes, Dortmund – qui n’a gagné la Ligue des champions qu’une fois (1997) – ne fait pas partie des grosses écuries qui avouent ouvertement leur ambition de remporter la Ligue des champions. Mais son adversaire en quart de finale devra d’une façon ou d’une autre neutraliser Haaland, un guerrier de 20 ans dont personne encore ne connaît les limites.

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