Blick n’attend plus et débarque déjà en Suisse romande

Le quotidien Blick avance son entrée sur le marché de l’information en Suisse romande, révèle samedi l’émission Médialogues de la RTS. L’équipe francophone du média alémanique édité par Ringier proposera des contenus originaux sur les réseaux sociaux dès le 7 avril.

Le public de Suisse romande pourra donc accéder à des contenus originaux produits par la rédaction francophone de Blick.ch avec près de deux mois d’avance sur le calendrier initial, qui retenait la date du 1er juin.

Ces offres seront exclusivement publiées sur quatre réseaux sociaux: Facebook, Instagram, Twitter et YouTube, avant le site web dédié début juin et l’application pour smartphones et tablettes à l’automne.

Dans l’émission Médialogues de La 1ère, Michel Jeanneret explique qu’il s’agit de „réveiller la communauté“ et de déjà tester certains formats, même si l’équipe n’est pas encore au complet. „Attendre que toute la technique soit prête pour se lancer simultanément partout aurait pris bien trop de temps“, précise le rédacteur en chef, pressé d’en découdre.

Divers formats digitaux

Ces contenus originaux publiés quotidiennement prendront la forme de vidéos de journalistes face caméra, d’infographies en plusieurs slides, d’interviews audio, ou encore d’une newsletter politique, explique Thomas Deléchat, autre patron de ce nouveau média romand. L’offre s’inspire de propositions déjà existantes en Suisse romande chez Kapaw ou à la RTS par exemple, concède d’ailleurs volontiers le „product owner“ de Blick.ch.

Pour atteindre ses objectifs (éditorial et d’audience), ce nouveau média romand mise donc sur une organisation inédite. Le duo à la tête de la rédaction est en effet composé d’un journaliste et d’un spécialiste du digital.

Plus de „pensée digitale“ en rédaction

Cinq non-journalistes spécialisés en vidéo, marketing et distribution feront aussi partie de l’équipe éditoriale. Il s’agira d’accompagner la création de contenus, de la sélection du sujet à sa publication, afin d’obtenir la „cohérence à 360 degrés“ qu’exige un média purement numérique, explique Michel Jeanneret.

Et Thomas Deléchat précise qu’il s’agit avant tout de „servir le projet journalistique“, en amenant davantage de „pensée digitale“ dans la rédaction pour viser la meilleure qualité possible.

La nouvelle rédaction de Blick.ch s’est d’ailleurs organisée dans ce but, avec trois „labs“ distincts pour l’investigation et les sujets exclusifs, la créativité dans l’offre, ainsi que dans l’édition en continu, en collaboration avec le pendant alémanique du média.

Leave a Reply

%d bloggers like this: