Avec le rachat de Bombardier Transport, Alstom devient le numéro 2 mondial du ferroviaire

Alstom a annoncé vendredi la finalisation du rachat des activités ferroviaires du groupe canadien Bombardier, une opération qui fait de lui le numéro deux mondial du secteur derrière le chinois CRC.

Le constructeur ferroviaire français Alstom a annoncé, vendredi 29 janvier, avoir finalisé l’acquisition de son concurrent Bombardier Transport, pour lequel il va débourser 5,5 milliards d’euros au total.

Alstom va concrètement payer 4,4 milliards d’euros au groupe canadien pour reprendre ses activités ferroviaires, auxquels s’ajoutent 1,1 milliard qu’il devra reprendre pour combler une trésorerie négative et „d’autres ajustements contractuels“, a précisé le groupe dans un communiqué.

Alstom devient ainsi le numéro deux mondial du secteur derrière le chinois CRRC avec un chiffre d’affaires combiné de 15,7 milliards d’euros, et 75 000 employés dans 70 pays.

Le PDG du groupe, Henri Poupart-Lafarge, a salué la création d'“un nouveau leader de dimension mondiale centré sur la mobilité durable et intelligente“.

Le groupe aura dans sa nouvelle configuration „un rayonnement commercial sans égal dans toutes les géographies“, grâce à la bonne complémentarité d’Alstom et Bombardier Transport, qui avaient jusqu’à présent des tailles à peu près comparables.

Changement d’actionnaire de référence

Dans l’opération, Alstom change d’actionnaire de référence, la Caisse des dépôts et de placement du Québec détenant désormais 17,5 % du capital, tandis que Bouygues est descendu à environ 6 %.

Le groupe va employer environ 11 500 personnes en France, avec des ventes estimées à 3,2 milliards d’euros – dont 30 % destinés à l’export.

L’acquisition de Bombardier Transport apporte à Alstom la plus grosse usine ferroviaire du pays, à Crespin (Nord).

L’association des deux acteurs va être archidominante sur le marché français, où seuls l’Allemand Siemens et l’Espagnol CAF ont jusqu’à présent placé leurs produits. Mais Alstom s’est engagé, pour obtenir le feu vert de la Commission européenne, à céder l’usine de Reichshoffen (Bas-Rhin), ainsi que la production de la série des TER Regiolis qui y est fabriquée. Le groupe est en négociation avec le Tchèque Skoda Transportation.

Skoda doit aussi reprendre une partie de l’usine allemande de Hennigsdorf, près de Berlin, et la ligne de production de trains régionaux destinés aux marchés allemand et autrichien.

afp

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